Pour la première fois, un pays du Monde Arabe organisera un des grands événements sportifs de la planète. En ambassadeur de luxe, le roi Hamad bin Khalifa Al Thani était venu assister personnellement à la cérémonie de sélection de la FIFA. Il faut dire que le football qatari est avant tout un moyen d’expression tant du pouvoir que de l’argent. A cet égard, les occidentaux fanas du ballon rond connaissent ce pays comme étant le lieu de pré retraite privilégié des footballeurs dont l’heure de gloire est passée. Ainsi, on se souvient de Batistuta en 2003, Batigol, mais aussi Franck Leboeuf.
D’ailleurs, afin de porter sa candidature, le Qatar s’est offert les services et l’image de Zinedine Zidane. Mais le problème principal de cette candidature – outre le climat estival, la saison traditionnelle de la Coupe du Monde – est le peu d’enthousiasme des locaux pour le foot. Le business du foot est plus leur affaire que courir réellement après le ballon. N’en déplaise aux sceptiques, leur candidature a séduit la FIFA, les pétrodollars, les réseaux ou les stades climatisés ont très certainement joué leur petit rôle dans cette décision.
Russie 2018
Alors que la Russie a obtenu la Coupe du Monde 2018, et ce, dans la lignée de l’obtention des JO a Sotchi. Ainsi, la FIFA a déplacé le centre de gravité du football mondial vers l’Est. Tant les russes que les qatari se sont engagés physiquement dans la course à la sélection. Autant le Roi que Vladimir Poutine ont montré leur enthousiasme et volonté au monde entier alors que dans le même temps, l’Angleterre souffrait de la mauvaise presse faite des soupçons de corruption révélés par la BBC et du Sunday Times.
Pour la Russie, la tache semble difficile : tout est à construire et à cet égard, la réussite de Sotchi sera sûrement un galop d’essai avant de se lancer dans la Coupe du Monde. Quand on connait les retards déjà accumulés dans les travaux des JO, il y a fort à parier que le défi est grand pour la Coupe du Monde, surtout que les distances entre les différents lieux représentent un enjeu de taille.
Qatar 2022
Il y a moins de doutes quand à l’efficacité du Qatar en terme de constructions, en termes de financement tout autant, en revanche. C’est un pays très moderne où l’internet haute vitesse est connu de tous, avantagé par sa petite taille, mais tout simplement handicapé par son climat.
Toutefois, il semblerait que l’idée d’une Coupe du Monde en hiver ait fait son chemin : la Confédération Asiatique de Football a ainsi formulé cette demande, suivi par l’Allemand Franz Beckenbauer membre du comité exécutif de la FIFA.
SI le Qatar a mis en place nombre d’équipements pour avoir des stades climatisés, on croit peu à l’énergie verte avancée comme rempart aux dépenses nécessaires pour pallier les grandes chaleurs.


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